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Paris, le 1 er juin 2004 - n° 8-2004

 

LE 5 JUIN, MOBILISONS-NOUS

POUR DÉFENDRE L'ASSURANCE MALADIE

 

Des efforts inéquitablement partagés

Sur les 5 milliards d'€ de recettes supplémentaires, ce sont les usagers qui sont ponctionnés en priorité :

•  contribution d'1 € pour chaque acte (début d'une franchise),

•  augmentation d'1 € du forfait hospitalier qui va donc passer à 14 € (il était de 10,67 € en 2002 et est passé à 13 € en 2003),

•  augmentation de la CSG des retraités.

L'annonce de l'augmentation du forfait hospitalier et le « reste à charge » de l'assuré social d'1 € par acte médical confirme notre crainte que ce mode de gestion aboutira à terme à une éviction des populations les plus fragiles de l'accès aux soins.

Quant à l'économie de 8 milliards affichée, c'est un pur effet d'annonce qui repose sur des chiffrages fantaisistes, qu'il s'agisse de la maîtrise du niveau des prescriptions médicales, de la baisse des arrêts de travail, etc.

Le budget de l'État quant à lui ne serait sollicité qu'à hauteur de 1 milliard, loin de compenser les 3 milliards d'exonérations de charges accordées aux différentes corporations.

L'instauration d'une médecine à deux vitesses

Nous notons un certain nombre de bonnes intentions issues du diagnostic partagé du Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie : mise en place de référentiels médicaux, bon usage du médicament, formation professionnelle continue des professionnels de santé et évaluation de leurs pratiques.

En revanche, nous déplorons que, sous couvert de la nécessaire coordination des soins, la généralisation des dépassements d'honoraires soit autorisée par le gouvernement. Accepter que les médecins spécialistes « surtaxent » le prix d'une visite si le patient n'est pas préalablement passé par son médecin traitant risque d'instaurer une véritable discrimination sans améliorer pour autant l'économie du système.

En conclusion, nous constatons avec amertume que les efforts demandés ne sont pas équitablement partagés entre les assurés sociaux, les entreprises et les professionnels de santé.

Devant cette situation, il est plus que jamais nécessaire que la mobilisation du 5 juin appelée par l'ensemble des organisations syndicales soit de grande ampleur pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il revienne sur ses propositions. Il doit entendre les préconisations des partenaires sociaux pour que cette réforme de l'Assurance Maladie devienne une réforme durable, efficace et équitable.

 

Le 5 juin, donnons de la voix !

Participons toutes et tous aux manifestations organisées localement pour la défense de l'Assurance Maladie.

Le secrétariat national :
Jean-David Camus, Gérard Commarmond, Patrick Galpin, Serge Huber, Michel Ricard.


   

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