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Paris, le 10 décembre 2003 – n° 27-2003

DEPART DU DIRECTOIRE DE LA CNCE

J'oublierai ton nom…

Bruno Mettling est le sixième membre de directoire, que Charles Milhaud aura usé en quatre ans. Chantre de la mobilité plein de morgue, il finit penaud, se donnant le ridicule de rester dans le Groupe et s'accrochant à Paris sur un poste aussi creux que le titre en est ronflant. Courir les médias en pérorant sur la notion du devoir accompli n'y change rien. Même maquillés, les faits sont têtus : il est viré du directoire. Goûtera-t-il lors des prochaines réunions du Groupe, cette amertume dans laquelle il a plongé, sans état d'âme, ceux qu'il a piétinés et méprisés ?

Le Syndicat Unifié, depuis qu'il existe, a participé aux évolutions des Caisses d’épargne. Attaché à l'entreprise et aux métiers, il a œuvré en faveur d'un développement étroitement associé au progrès social, dans une logique de concertation. Cette culture syndicale, bâtie sur 55 ans d'engagement au service de la collectivité, est totalement étrangère aux comportements de mercenaires qui fleurissent dans notre Groupe.

Un bien triste sire…

De ce mercenaire en particulier, nous souhaitons gommer le plus vite possible, tout souvenir. Son passage restera une parenthèse néfaste. Que peut attendre d'autre un dirigeant qui caractérise son action par des reculs sociaux sans précédents, la rupture brutale avec une culture historique de négociation sociale, des méthodes contestables, la multiplication de procédures judiciaires débouchant sur presque autant d'échecs pour lui ?
La seule réponse qu'il ait d'ailleurs pu nous apporter en entendant tout le mal que nous pensons de son triste bilan est la suivante : « Vous ne savez pas ce qu'était ma feuille de route, il ne vous est donc pas possible de juger mon action, tout comme, ne sachant pas ce qu'était la vôtre, je me garde de juger votre propre action ».

… pour une bien sale besogne

Pourtant, notre feuille de route, il la connaît parfaitement : défendre les intérêts du personnel et des entreprises. La sienne, en revanche, mérite exégèse. Si nous comprenons bien quelques complaisants articles de presse, l’individu estime qu’il a réussi ce pourquoi il était missionné :
organiser le recul social dans les Caisses d’épargne, affaiblir les organisations syndicales, casser la logique de dialogue. Il serait donc arrivé dans notre Groupe, directement parachuté du cabinet de l’ancien Ministre des finances Dominique Strauss Khan, pour y instaurer la régression sociale. Dans une telle hypothèse, de nombreux qualificatifs viennent spontanément aux lèvres. Choisissons le plus poli et disons qu’il s’agit de cynisme. Mais qu’en est-il du résultat ? Même de son point de vue, ce ne peut être un succès.

La mission est un fiasco

D’abord il n’a pas réussi à casser les organisations syndicales, ni – au moins en ce qui concerne le Syndicat Unifié – leur volonté de s’inscrire dans une logique de vraie négociation.
A son actif il n’a qu’un seul véritable accord, celui concernant la CGR. Et encore faut-il le dire très vite, puisqu'il a été signé en novembre 99, un mois à peine après son entrée dans le Groupe. En réalité, il n’a fait qu’apposer sa signature sur un texte, déjà rédigé à 90 % avant son arrivée.
Pour le reste, il a été incapable de lire et de comprendre le cadre juridique qui était le nôtre jusqu’à l’été dernier. S’enferrant dans une logique perdante qui l’a mené de déconvenues en déconvenues devant les tribunaux, il n'en est sorti que grâce à un amendement négocié en cachette, dans une opacité pitoyablement organisée avec le sénateur UMP Joël Bourdin.
Cette sortie pourrait d'ailleurs n'être que provisoire si l'évolution législative qui se prépare instaure dans tout le pays, ce qui existait chez nous, avant que notre homme ne le gomme en catimini.

En résumé, il aura été cynique ou incompétent à moins qu'il n'ait cumulé ces deux défauts mais, pour ce qui nous concerne, nous avons déjà oublié jusqu'à son nom.

Le secrétariat national
Bernard Charrier, Gérard Commarmond, Patrick Galpin, Serge Huber


   

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