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Paris, le 18 juillet 2003 – n°20-2003

DIALOGUE SOCIAL

Négociations en trompe l’œil

 

Le 24 juin, la dernière réunion de la Commission paritaire nationale (CPN) mettait en évidence la distance séparant encore les propositions de la délégation patronale de celles des organisations syndicales et donc, l’impossibilité de conclure un quelconque accord.
Depuis, nous avons continué à échanger pour tenter de faire évoluer le dossier et chercher les moyens de reconstruire le statut collectif des salariés du Groupe.

Si la CNCE a compris qu’elle ne pouvait contractualiser en dehors des organisations majoritaires, elle n’a toujours pas mis dans les échanges, les ingrédients indispensables au règlement de la situation.
Ainsi, la délégation patronale ne sort pas du cadre constitué par les textes qu’elle avait signés en juin 2002, contestés, opposés, inapplicables… Toutes ses prétendues « avancées » ne sont en fait que des habillages différents, qui ne changent rien sur le fond.

Classif.
Coef. CNCE
Coef. SU
T 1
123
123
T 2
139
139
T 3
163
163
T 4
174
180
T/M 5
185
197
T/M 6
203
217
C/M 7
237
237
C/M 8
271
271
C/M 9
305
305
C/M 10
340
340
C/M 11
374
374

Quelques exemples

Grille de classification
Nous demandons, depuis fort longtemps d’apporter une solution au problème « d’encombrement » dans les classifications intermédiaires (75% des collègues sont positionnés sur des emplois anciennement classés C/D/E).
La CNCE accepterait aujourd’hui de créer une classification intermédiaire entre la C et la D mais qui serait de fait une C +.
C’est une fausse solution qui ne fait que déporter le problème. Nous proposons de créer un véritable niveau supplémentaire en reconsidérant les 3 niveaux intermédiaires, selon le tableau ci-contre.

Classif.
Coef.SU
Paliers
T 1
123
T 2
139
5
T 3
163
8
T 4
180
5
T/M 5
197
5
T/M 6
217
8
C/M 7
237
6
C/M 8
271
11
C/M 9
305
11
C/M 10
340
11
C/M 11
374
12

Nous avons retenu la logique de niveaux exprimés en coefficient mensuel. La valeur du salaire s’obtient en multipliant ce coefficient par la valeur du point salarial (valeur actuelle : 9,76 Euros).

  Evolution de carrière
Après avoir rejeté tout automatisme dans les évolutions de carrière, la CNCE concèderait désormais d’introduire un tel mécanisme, mais quasiment sans effet salarial, notamment pour les salariés en place, compte tenu des éléments individuels intégrés à leur salaire (PDE, prime familiale, prime de vacances) !
Nous proposons d’instituer 3 paliers entre chaque niveau de classification, selon le tableau ci-contre. Le niveau du palier correspond au tiers de l’écart entre deux classifications intermédiaires.
Il s’agirait là d’un réel plus salarial, venant s’ajouter au salaire effectif de chaque salarié, contrairement à ce qu’envisage la délégation patronale.

La périodicité des paliers pourrait être progressive en fonction des catégories.

Grille de translation
La CNCE n’entend toujours pas répondre à notre demande d’instaurer une grille de translation entre l’ancien système de classification et le futur. Il s’agit d’une mesure de bon sens et de simple justice, afin de préserver les collègues d’un déclassement à l’occasion de la mise en place du nouveau dispositif de classification. Nous proposons la grille suivante :

Les salariés qui occupaient un emploi classé en :

A se voient confier un emploi classé au moins en T1
B se voient confier un emploi classé au moins en T2
C se voient confier un emploi classé au moins en T3
D se voient confier un emploi classé au moins en TM5
E se voient confier un emploi classé au moins en TM6
F se voient confier un emploi classé au moins en CM7
G se voient confier un emploi classé au moins en CM9
H se voient confier un emploi classé au moins en CM10
I se voient confier un emploi classé au moins en CM11

Il s’agit de quelques illustrations du mode de négociation en trompe l’œil de la délégation patronale. Bien d’autres points nous éloignent encore sur ce seul dossier (promotions blanches, point salarial, garantie individuelle, etc.).

La CNCE entend aujourd’hui accélérer le processus de négociation.
Rien ne pourra cependant avancer, quel que soit le rythme,
en l’absence des éléments indispensables que nous réclamons régulièrement.


Le secrétariat national
Bernard Charrier, Gérard Commarmond, Patrick Galpin, Serge Huber


   

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