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Paris, le 4 juin 2003 – n°15-2003

DÉFENSE DU SYSTÈME DE RETRAITE

Anesthésiés, les écureuils ?

Depuis plusieurs mois l’opinion publique est sensibilisée au problème de la réforme du système de retraite, telle que le Gouvernement la conçoit. Depuis plusieurs semaines des grèves et d’importantes manifestations se déroulent dans notre pays. Nul ne peut ignorer ce qui se passe, aucun salarié ne peut s’y sentir étranger et chacun à son petit niveau pourrait contribuer à éviter un nouveau recul social.


Ensemble nous pouvons tout ! Et ils en ont bien conscience, nos gouvernants qui s’emploient à opposer les salariés du secteur public à ceux du privé, en appliquant la méthode éculée mais efficace : diviser pour mieux régner.

Les mensonges
Le Pouvoir, sous couvert d’équité, veut retirer aux salariés du public le droit déjà subtilisé à ceux du privé (retraite a taux plein pour 37,5 ans cotisés) ! Plutôt que de chercher à reconquérir ce droit, les salariés du privé devraient-ils se réjouir de voir d’autres salariés pâtir à leur tour ?
Le Gouvernement promet, la main sur le cœur, pour calmer le jeu, que les régimes spéciaux ne sont pas concernés par cette réforme : les écureuils se souviennent d’une certaine loi de 1999 qui a mis fin à leur possibilité de retraite à 50 et 55 ans, par l’intégration de leur régime spécial aux régimes généraux et cela, malgré les promesses du Pouvoir faites antérieurement…
Le Gouvernement prévoit, à une échéance éloignée pour l’instant, de nous faire cotiser 42 ans pour une retraite à taux plein ! C’est à dire 12 ans de plus que ce que les textes promettaient à un collègue lorsqu’il est entré dans le réseau en 1990 à l’âge 25 ans !
Que dire des abattements pour une retraite prise sans le nombre d’annuités suffisant ?


Et tout ça pour quoi ?
Ces sacrifices, nous dit-on, sont le prix à payer pour la survie du système par répartition. Rien n’est plus faux car ce système peut subvenir aux besoins futurs, en adaptant le niveau des cotisations et la part du produit intérieur brut de notre pays (qui double tous les 40 ans), consa-cré au financement des retraites.
Cependant, en ces périodes de chaos boursier, après les scandales à répétition qui ont ruiné plus d’un petit porteur (notamment américain ou anglo-saxon), il faut bien un peu de catastro-phisme pour drainer une nouvelle épargne vers les marchés financiers, ouvrir une voie royale aux fonds de pensions, et surtout, ne pas écor-ner la rentabilité des entreprises pour préserver le rendement servi aux actionnaires et tout l’attrait de la spéculation.

Anesthésiés ?
Tous, nous savons cela. Mais si peu d’écureuils se mobilisèrent le 13 mai, que le Syndicat Uni-fié n’a pas lancé de nouvel appel à l’action pour le 3 juin (la mobilisation ne dépassait 30% dans aucune entreprise du Groupe).
Cependant, la mobilisation interprofessionnelle nationale se poursuit, et nous ne désespérons pas que les salariés du Groupe, finissent par s’y joindre, lassés des mensonges et de la dé-gradation constante de leur contrat social.

Pour être efficaces ensemble, il faut être informés, organisés et nombreux.
Une information précise est faite régulièrement : le Syndicat Unifié sera présent pour organiser la riposte des écureuils, dès lors qu’ils seront nombreux à souhaiter réagir.

 

Le secrétariat national
Bernard Charrier, Gérard Commarmond, Patrick Galpin, Serge Huber


   

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