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Paris, le 25 janvier 2002 - n°03-2002

LES VŒUX DE LA CNCE

Demain les chiens*

Caractéristique de cette période de l'année, chacun présente ses vœux à qui veut bien les accepter, délivrant " urbi et orbi " santé, bonheur et réussite à satiété. Les dirigeants de nos entreprises y sacrifient généralement avec entrain, organisant des cérémonies supposées tourner la page sur une année parfois douloureuse. C'est pour eux l'occasion, dans un élan où ils souhaiteraient voir communier l'ensemble d'un personnel peu rancunier, d'appeler sur toute la communauté professionnelle une sérénité qu'ils n'hésiteront pas à saper par des actes décalés et une rigidité maladive, sitôt les derniers canapés enfournés : incohérence quand tu nous tiens… Cependant, pour convenu qu'il soit, cet exercice est réitéré tous les ans, même si l'on peut regretter que ce soit dans la célébration d'une hypocrisie collective. Mais cette année, à la Caisse Nationale, un " Rambo " ne l'entendait pas de cette oreille.

Retenez-moi ou je fais un malheur
Le 15 janvier en soirée, se déroulait à la Caisse Nationale des Caisses d'Epargne, la traditionnelle cérémonie des vœux. Ce fut l'occasion pour un certain nombre de ses dirigeants de prononcer quelques mots devant le personnel. Parmi eux, le Président du Conseil de Surveillance de la CNCE, Michel Andrier, qui, pensant s'adresser à un auditoire acquis par avance, n'écoutant que son courage, crut habile de brocarder le dernier épisode en date du conflit sur les rémunérations.

Démagogie en gros sabots
Regrettant sans doute d'être si peu sous les feux de la rampe, Michel Andrier (également président du cos de la caisse des Alpes), se fendit tout d'abord d'un hommage appuyé à Bruno Mettling pour toutes les attaques dont il avait fait l'objet. Notons que le caractère couramment posthume de ce type d'éloge dithyrambique devrait d'ailleurs inquiéter le destinataire, plus que le rasséréner.
Sans doute encore sous l'emprise d'un naphtalène dans lequel on le plonge le reste de l'année, notre homme poursuivait par des réminiscences de sa petite enfance. Et d'en appeler à la mémoire de son propre père dont les enseignements devenaient soudain d'une modernité à toute épreuve, et d'en référer à une certaine sagesse populaire en émaillant son propos de dictons. Grisé par sa propre voix, et s'imaginant d'une pertinence transcendante, notre gaillard fustigeait " l'attitude d'organisations rétrogrades pratiquant un syndicalisme du XIXème siècle " : rien que çà !
Encourageant ensuite les dirigeants du groupe à poursuivre, sans tenir compte des protestations du personnel, dans la voie qu'ils s'étaient tracée, il imageait son propos d'une flèche supposée fatale : " les chiens aboient, la caravane passe ! ".

Le mépris en prime
Nous remarquions récemment que nul ne commettait l'imprudence, y compris du côté de la Caisse nationale, d'assimiler cette mobilisation contrastée du début d'année à une adhésion des salariés au projet patronal. Las, son " alpestre " a mis les pieds dans le plat, ajoutant à sa suffisance un mépris irrépressible à l'endroit du personnel ! A la Caisse Nationale, on frémit encore de cette " bévue monumentale qui confine à la connerie ". Le dossier des rémunérations est assez sensible sans qu'un Tartarin vienne s'en mêler. Certains départs furtifs du pot qui suivit cette péroraison, traduisent d'ailleurs la gêne consécutive.

* "Les mépris distingués, les réparties sèches, s'ils n'imposent pas à l'adversaire, sont à peine des satisfactions intimes " Marcel Aymé - Uranus

Le secrétariat national
Gilles Arnould, Bernard Charrier, Patrick Galpin, Serge Huber, Bettina Larry


   

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