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Natixis porté sur les fonts baptismaux

La création de la filiale de l'Écureuil et des Banques populaires donne lieu à la plus grosse opération boursière de l'année.

JOUR J aujourd'hui pour les Caisses d'épargne et les Banques populaires. Les deux groupes mutualistes créent Natixis ce matin, finalisant ainsi l'alliance annoncée en mars 2006. Une assemblée générale, a priori sans surprise, actera les contours de la filiale - et actionnaire - commune des deux banques mutualistes. L'Écureuil apporte plusieurs actifs, dont, principalement, Ixis, sa banque d'investissement et de financement (BFI) à Natexis, elle-même filiale des Banques populaires. Le nouveau groupe prend le nom de Natixis.

Au passage, il double sa taille et devient un acteur majeur sur le marché bancaire. Natixis prend la quatrième place en France en banque de financement et d'investissement, derrière la Société générale, BNP Paribas et Calyon, la BFI du Crédit agricole. Il devient le cinquième acteur européen et le premier français en gestion d'actifs ; il prend la première place en épargne salariale dans l'Hexagone. Mais Natixis est aussi un animal original. La filiale de la Caisse nationale des caisses d'épargne (CNCE) et de la Banque fédérale des banques populaires devient l'actionnaire (à hauteur de 20 % et par l'intermédiaire de certificats coopératifs d'investissement) des structures régionales des deux groupes mutualistes. À l'image de l'organisation adoptée par le Crédit agricole, le bénéfice de Natixis sera ainsi sensiblement gonflé par les résultats des banques de détail des groupes.

En revanche, à la différence de la banque verte, Natixis sera détenu et piloté à parité par deux actionnaires différents. Cette dualité avait d'ailleurs été dénoncée par la Caisse des dépôts et consignations. L'ancien actionnaire de la CNCE, qui a décidé de se retirer du jeu après l'annonce du rapprochement avec Natexis, avait souligné le risque d'une paralysie de la gouvernance.

Une opération de 5,5 milliards

Toutefois, les perspectives de la nouvelle banque, qui regroupe des activités très complémen­taires, ne semblent pas effrayer le marché, à la veille de la plus grosse opération de l'année.

Le nouveau géant bancaire sera valorisé autour de 25 milliards d'euros et se situera parmi les vingt premières capitalisations de l'Hexagone. Auparavant, l'Écureuil et les Banques populaires mettront sur le marché une partie des titres créés pour rémunérer leurs apports à Natixis. Les deux actionnaires principaux de la nouvelle banque détiendront, en effet, chacun 45,5 % du capital de Natixis à l'issue de l'assemblée générale. Mais ils souhaitent abaisser leur participation à 34 % et porter à terme le flottant de la nouvelle banque à plus de 25 %. L'autorité des marchés financiers (AMF) devrait donner ce soir son accord à cette opération d'environ 5,5 milliards d'euros. La vente des titres pourra alors démarrer. Les particuliers auront la possibilité de réserver des titres dès demain matin dans leurs agences, déjà mobilisées en ce qui concerne les Banques populaires et l'Écureuil. Les investisseurs institutionnels pourront le faire lundi.


   

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