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NatIxis : face aux demandes de la CDC, le réseau des Caisses d'Epargne fait ses comptes

La Caisse des Dépôts réclame 7 milliards d'euros en contrepartie de ses 35 % dans la Caisse nationale des Caisses d'Epargne. L'Ecureuil serait prêt à payer jusqu'à 6,5 milliards. Selon le prix qui sera retenu, l'effort que les Caisses régionales devront supporter, sur leurs fonds propres, sera de 1,5 milliard à 2 milliards d'euros.

Trop cher. Alors que la question du prix de sortie de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) est au coeur des négociations en cours entre l'établissement public et l'Ecureuil sur le projet NatIxis, certains, au sein du groupe mutualiste, commencent à faire leurs comptes. Les dirigeants des 29 Caisses d'Epargne hésitent à débourser les quelque 7 milliards d'euros que leur réclame la CDC en contrepartie de sa participation de 35 % au capital de la Caisse nationale des Caisses d'Epargne (CNCE), l'organe central du groupe.

Une telle cession, qui solderait 150 ans d'histoire commune entre le mutualiste et l'établissement public, est de plus en plus probable. Elle laisserait le champ libre à l'Ecureuil pour sceller, d'ici au 1er juin, son projet de rapprochement avec les Banques Populaires autour d'un holding commun baptisé NatIxis. Un projet auquel la Caisse des Dépôts et Consignations reste farouchement opposée, l'estimant contraire à ses intérêts patrimoniaux.

 

Une adhésion loin d'être totale

Personne ne conteste l'intérêt stratégique du projet NatIxis. Certains dirigeants de Caisses d'Epargne sont néanmoins réticents à débourser un tel chèque pour s'affranchir de la tutelle de la Caisse des Dépôts et Consignations. « L'adhésion dans le réseau est loin d'être totale, souligne un dirigeant de Caisse. Les gens commencent à se dire que le prix est quand même important. » « Qu'est-ce que les Caisses d'Epargne gagnent dans ce projet ? », s'interroge un autre responsable.

D'autres sont carrément hostiles. « C'est un divorce très cher payé, confie un dirigeant. Personnellement, à ce prix, je préférais que le projet NatIxis échoue ».

Concrètement, les 35 % de la CDC dans la CNCE auraient une valeur intrinsèque d'environ 5,7 milliards d'euros. Les Caisses d'Epargne, qui détiennent actuellement 65 % de la CNCE, seraient prêtes à payer jusqu'à 6,5 milliards pour sortir la Caisse des Dépôts et Consignations. Pas plus. Pour autant, les Caisses n'auraient pas à débourser l'intégralité de cette somme. Les activités que l'Ecureuil apportera au véhicule coté du Groupe Banque Populaire, Natexis, afin de créer NatIxis, lui permettra d'acquérir, au capital de ce nouvel ensemble, bien plus que les 34 % prévus au final.

Pour redescendre à ce niveau, il revendra des titres NatIxis sur le marché, recevant en contrepartie quelque 5 milliards d'euros en numéraire. Cet argent frais lui permettra de couvrir une partie de l'addition. Mais pas la totalité : les Caisses devront encore supporter, sur leurs fonds propres, 1,5 milliard à 2 milliards d'euros.

Chaque caisse selon son poids

Un montant qui pourrait toutefois varier en fonction des éventuels aménagements dans le tour de table de certaines filiales communes à l'Ecureuil et à la CDC (« Les Echos » d'hier).

En pratique, chaque Caisse sera sollicitée en fonction de son poids dans le groupe. « Les Caisses d'Epargne détiennent collectivement 65 % de la CNCE. Mais elles se repartagent cette participation entre elles en fonction d'une clef de répartition tenant compte de leur total de bilan ou encore de leur niveau de fonds propres », explique un président de directoire. C'est cette clé de répartition qui sera utilisée pour calculer la contribution de chacune.

Les inquiétudes, dans le réseau des Caisses d'Epargne, ne portent pas seulement sur le prix à payer. Certains redoutent aussi les conséquences sur l'activité d'un divorce qui menace de s'effectuer dans la douleur. « J'ai peine à croire que la CDC passe l'éponge en échange d'un simple chèque. Imaginez qu'au lieu de confier à Ixis la gestion de ses actifs elle préfère lancer des appels d'offres... »

 

ALEXANDRE COUNIS


   

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