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Les Caisses d'Epargne plébiscitent le projet Natixis (20/03/2006) [ 30/03/06  - 08H35 ]


Les dirigeants des 29 Caisses d'Epargne ont accueilli avec enthousiasme un projet dont ils perçoivent plus aisément l'intérêt que l'idée d'une cotation de l'organe central du groupe, désormais abandonnée.

«C'est le projet que tout le monde voulait». Le projet de rapprochement avec les Banques Populaires autour d'un véhicule coté commun, Natixis, a été plébiscité par les dirigeants des 29 Caisses d'Epargne, réunis vendredi au nouveau siège du groupe, quai d'Austerlitz, à Paris.
Le projet, sur lequel des négociations exclusives ont été ouvertes le 12 mars, avait été présenté dès le 14 aux directeurs généraux et présidents des 21 Banques Populaires, qui lui avaient réservé le même accueil.
«Cela fait quinze ans que je n'avais pas vu une telle unanimité dans le groupe», explique le président du directoire d'une Caisse d'Epargne. Le projet passe mieux, visiblement, que l'idée d'une cotation de l'organe central de l'Ecureuil, désormais abandonnée. «Dans le cas de la cotation, la perspective n'était pas complètement tracée, explique un «Ecureuil». Le volet industriel du projet Natixis, lui, nous parle immédiatement. On voit tout de suite les synergies sur les métiers et les complémentarités de culture.» «La cotation n'avait de sens que pour nous permettre de réaliser ensuite un projet de développement, mais on ne savait pas trop lequel, renchérit un autre. Là, on sait.»
Accessoires, les critiques sur la forme. Relativisée, la complexité du montage envisagé avec les Banques Populaires. «Nous sommes entre mutualistes, nous avons l'habitude des structures complexes, estime un président de directoire. Cela ne nous effraie pas.» Seul bémol, le Livret A, que les Banques Populaires, à la différence des Caisses d'Epargne, n'ont pas le droit de distribuer. «L'inquiétude est forte. Perdre l'exclusivité de sa distribution serait un coup rude pour les Caisses d'Epargne», explique un autre participant à la réunion de vendredi.

Présence ou pas de la CDC
Si l'opération se concrétise, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), actionnaire à 35% de l'Ecureuil, devra-t-elle s'effacer ? «Le rapprochement ne l'oblige pas à partir, mais sa présence ne doit en aucun cas être un frein au développement du groupe, ni un obstacle à la constitution d'un nouveau champion bancaire français », souligne le dirigeant d'une Caisse d'Epargne. «Son départ irait dans le sens de l'histoire, estime un autre participant, qui rappelle que le pacte d'actionnaires liant la CDC aux Caisses d'Epargne prévoit de toutes façons les conditions de son retrait après 2007. Un établissement public n'a pas vocation à rester à 35% dans une banque de plus en plus comparable aux autres». Le coût d'un éventuel rachat de la participation de la CDC n'effraie personne. «Je pense que nous serions motivés pour les trouver, estime un Ecureuil. C'est le moment de tourner cette page.»
La «vista» de Charles Milhaud, le président du directoire du Groupe Caisse d'Epargne, est saluée par tous. Mais si le projet est bien reçu, il ne s'agit pas pour autant d'un blanc-seing. «Charles Milhaud a marqué des points en concrétisant notre attente, estime un participant. Mais c'est un projet qui dépasse les questions d'hommes.» «Pour moi comme pour beaucoup de présidents, ce projet ne l'exonère pas de poursuivre la réflexion sur la gouvernance engagée l'an dernier», ajoute un président de directoire.

Pérennité

Dans l'après-midi, le conseil d'administration de la Fédération nationale des Caisses d'Epargne, l'organe chargé de défendre l'intérêt des 3 millions de sociétaires, a approuvé «sans réserve et à l'unanimité» le projet Natixis, tout en avertissant qu'elle veillerait à la pérennité des missions d'intérêt général des Caisses d'Epargne. La Fédération a aussi prévenu qu'elle poursuivrait, «en parallèle aux négociations ouvertes en vue de la réalisation de ce projet, sa réflexion afin d'adapter la gouvernance du groupe à ce nouveau contexte».

ALEXANDRE COUNIS

 


   

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