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La bourse applaudit au projet d'union entre l'Ecureuil et les Banques Populaires

 

Les deux banques mutualistes ont dévoilé lundi les modalités de leur projet d'union. En cas de succès, le nouvel ensemble se hissera au deuxième rang derrière le Crédit Agricole dans la banque de réseau. Mais la CDC, l'actionnaire de référence des Caisses, veut s'opposer à l'union.

 

De prime abord, vendredi dernier il ne semblait être question que d'une fusion entre Ixis et Natexis, soit les banques d'affaires respectives des groupes Caisses d'Epargne et Banques Populaires. Trois jours après, on s'achemine clairement vers un rapprochement plus global entre les deux réseaux mutualistes, avec pour véhicule coté l'entité issue du mariage entre Natexis et Ixis, rebaptisé Natixis, qui incorporerait en outre quelques filiales spécialisées, telles le Crédit Foncier ou la Compagnie 1818 (gestion privée). De quoi au final former le deuxième ensemble national avec 31 milliards d'euros de fonds propres. A Paris, les investisseurs semblaient séduits par la proposition, au point que l'action Natexis grimpait de plus de 7% en séance avant de se replier légèrement et de clôturer sur un gain de 5,4%. Sur la semaine, le titre a grimpé de plus de 15%.

Cet enthousiasme est cependant loin d'être partagé par la CFE-CGC qui veut voir dans ce processus de rapprochement entre les deux établissements « des méthodes de soudards, ne respectant rien ni personne », dès lors que ni les salariés, ni la Caisse des Dépôts – l'actionnaire de référence de l'Ecureuil avec 35% du capital de la CNCE (Caisse nationale des Caisses d'Epargne) – n'ont été consultés. La CDC, du reste, s'est émue à son tour de l'opération et s'est empressée de déclarer qu'elle fera jouer son droit de veto. Ce qui techniquement peut évidemment bloquer le dossier. Toutefois, la CDC, le bras armé financier de l'Etat, agira selon toute vraisemblance en accord avec Matignon.

Concrètement, les réseaux d'agences des deux partenaires ont vocation à rester indépendants. Du moins, dans l'immédiat. Mais ils coopèreront ensemble sur la même plate-forme (c'est-à-dire qu'ils concocteront les mêmes produits grand public) et pourront revendiquer 20 à 22% du marché, contre 30% pour le leader national, le Crédit Agricole. L'idée est d'ailleurs de s'inspirer visiblement de l'attelage entre la banque verte et le Lyonnais. Autrement dit, dans la banque de détail, le duo Caisses d'Epargne/Banques Populaires se hissera d'emblée devant BNP-Paribas et la Société Générale, laquelle se retrouve d'ailleurs de nouveau sous pression parce que totalement isolée sur le marché.

Dans la banque d'affaires, l'alliance Natexis-Ixis semble faire sens sur le papier, tant les deux instances paraissent complémentaires : la première est très présente dans le « corporate », tandis que la seconde l'est surtout dans l'institutionnel. De même, l'une est bien positionnée en termes de changes, d'activité equity ou de financement par LBO quand l'autre est forte dans les dérivés actions, les taux et les fusions/acquisitions.

Restent cependant plusieurs zones d'ombre. A commencer par l'avenir de la CNP, le premier assureur vie en France, dont le sort paraît quelque peu chahuté depuis l'annonce des fiançailles. C'est que la CDC en contrôle actuellement 36,7% via un pacte actionnarial qui la lie aux deux premiers clients de la compagnie, La Poste et… les Caisses d'Epargne. Or l'Ecureuil, qui pèse environ le tiers du chiffre d'affaires de la CNP, s'apprête à trouver dans la corbeille de mariage la propre filiale d'assurance vie des Banques Populaires, qui, en toute logique, devrait devenir son futur fournisseur exclusif… D'où le risque « d'instabilité » pour la CNP plaidé par Philippe Auberger, député UMP et président de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts.

Autre point délicat, le partage des pouvoirs au sommet. Quelle sera la clé de répartition des responsabilités entre Charles Milhaud, le président du directoire de la CNCE, et Philippe Dupont, le président du groupe Banques Populaires ? Si le premier obtiendra en principe la présidence du conseil de surveillance et le second, celle du directoire, certains s'inquiètent des co-directions sur le long terme.

LExpansion.com


   

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