Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

banniere_milieu
banniere_bas

La Caisse des dépôts s'oppose à la fusion Caisses d'épargne-Banques populaires

LEMONDE.FR | 13.03.06 | 07h34  •  Mis à jour le 13.03.06 | 09h20

 

Les groupes Caisse d'épargne et Banques populaires sont entrés, dimanche soir 12 mars, en "négociations exclusives" en vue de leur rapprochement, mais la Caisse des dépôts, excédée d'avoir été tenue à l'écart, a l'intention de mettre son veto.

A l'issue de leurs conseils d'administration, les deux partenaires ont annoncé avoir ouvert des "négociations exclusives, qui devraient prendre fin au plus tard le 1er juin 2006, en vue d'un rapprochement de certaines de leurs activités". Cette union donnerait naissance à la deuxième banque en France, derrière le Crédit agricole, avec une part de marché de 20 à 22 %. Les deux groupes tablent sur une mise en œuvre "courant décembre 2006", tout en soulignant qu'"à ce jour la Caisse des dépôts [actionnaire à 35 % de l'Ecureuil] a exprimé son opposition à ce projet".

Dans un communiqué diffusé avant la fin des conseils, l'établissement public a en effet estimé que le rapprochement "porterait gravement atteinte aux intérêts de la CNCE [Caisse nationale des Caisses d'épargne] et de ses actionnaires". Dès lors, il a fait savoir qu'il "ferait jouer (...) le droit de veto" dont il dispose dans le cadre du pacte d'actionnaires qui le lie aux Caisses d'épargne.

"LE PROCÉDÉ NE LEUR A PAS PLU"

Ses cinq représentants au sein du conseil de surveillance de l'Ecureuil "étaient très remontés (...), car le procédé ne leur a pas plu. Mais ils se sont abstenus de tout commentaire sur le fond", ce qui laisse une chance au projet, a indiqué une source proche du dossier.

Les "travaux sérieux" de rapprochement ont débuté il y a près de deux mois au plus haut niveau des deux banques, mais la Caisse des dépôts n'en aurait été informée que jeudi. Et seulement parce que le projet s'ébruitait.

Le projet prévoit que la structure commune, baptisée Natixis (contraction de Natexis et d'IXIS, banques d'affaires des deux groupes), hébergerait leurs filiales dans les activités de banque de financement et d'investissement, gestion d'actifs, services financiers spécialisés (notamment le Crédit foncier) et gestion privée (la Compagnie 1818).

En revanche, les partenariats stratégiques existant dans les deux groupes ont "vocation à être exclus des apports", notamment CNP Assurances.

"ILS FONT D'UNE PIERRE DEUX COUPS"

Natixis serait détenue à parité (34 % chacune) par les deux banques. Le montage prévoit notamment l'émission de certificats coopératifs d'investissements (CCI, qui donnent droit à des dividendes sans droit de vote) et "des apports en numéraire" en cas de déséquilibre dans la contribution de chacun.

C'est en fait Natexis qui servirait de réceptacle aux filiales car elle a l'avantage d'être déjà cotée, ce qui a pour conséquence de suspendre le processus de cotation de la CNCE prévue pour fin 2006.

"C'est une magnifique alternative à la cotation. Ils font d'une pierre deux coups : ils entrent dans un véhicule déjà coté et qui a déjà une taille européenne", a-t-on souligné dans l'entourage de l'Ecureuil.

Le nouvel ensemble aurait un flottant minimum de 25 % pour une capitalisation boursière de plus de 20 milliards d'euros. Les deux réseaux bancaires et les organes centraux resteraient "indépendants" même si le projet prévoit une "participation croisée" entre eux. En revanche, l'usine de fabrication des produits commercialisés dans les agences serait commune. Le futur ensemble serait dirigé par un conseil de surveillance et un directoire.

Les deux groupes doivent tenir une conférence de presse ce lundi à 11 h 30 pour présenter leur projet.

 

Avec AFP

 


   

Imprimer  
Avant d'imprimer, pensez à l'environnement


Internet Explorer 4 Pour obtenir Internet Explorer, veuillez cliquer ici... et supérieur
Affichage optimisé 800 x 600
Page mise à jour le : 20/05/06 14:16
Copyright © 2002-
compteur
Déclaration Cliquez ici pour accéder au site n°801353 du 22 avril 2002