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Banques populaires et l'Ecureuil ambitieux pour Natixis

 

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - Le projet de rapprochement entre les Banques populaires et les Caisses d'épargne montre que les mutualistes sont capables d'être "manoeuvrants" dans la restructuration du paysage bancaire, déclare Philippe Dupont, président du groupe Banque populaire.

Charles Milhaud, président du directoire de la Caisse nationale des caisses d'épargne (CNCE), a estimé de son côté que le projet dévoilé dimanche soir était une opération de "deux en un" pour l'Ecureuil, qui a abandonné du même coup un projet de cotation de la CNCE.

Alors que l'objectif de la mise en Bourse était de disposer d'un instrument pour financer de la croissance externe hors de France, l'accord en négociation avec les Banques populaires "nous permet de devenir d'un coup beaucoup plus significatif qu'on ne l'était séparément" et donne aux deux partenaires des moyens supplémentaires pour leur développement, a-t-il dit lors d'une présentation à la presse.

Les deux groupes ont annoncé engager des discussions exclusives en vue du rapprochement de leurs banques de financement et d'investissement - Ixis et Natexis - et d'autres filiales spécialisées comme le Crédit foncier au sein d'une structure cotée baptisée Natixis.

Celle-ci, qui serait contrôlée à 34% chacun par les Caisses d'épargne et les Banques populaires, aura également une composante banque de détail sous forme d'un intéressement à hauteur de 20% aux performances des réseaux de ses maisons mère, qui resteront autonomes, via la souscription de certificats coopératifs d'investissement (titres sans droit de vote).

NAISSANCE D'UN GRAND ACTEUR

Le projet, qui doit voir le jour d'ici à la fin de l'année - la date limite pour le succès des discussions ayant été fixée au 1er juin -, retient une capitalisation boursière supérieure à 20 milliards d'euros pour Natixis, dont plus de 25% du capital serait dans le public.

"Deux grands groupes coopératif et mutualiste, tout en respectant leurs origines, leurs valeurs et leurs identité vont se regrouper autour d'un véhicule coté commun leur permettant dès la naissance de dégager des synergies de revenus et de plates-formes industrielles communes", a souligné Philippe Dupont.

"Tous ceux qui doutaient de la capacité des groupes coopératifs à être manoeuvrants dans la recomposition du paysage bancaire français pourront constater que cette grande première va permettre de faire naître un acteur" à même de jouer un rôle dans les restructurations futures, a-t-il ajouté.

Dans l'immédiat, une de leur priorités sera de trouver un terrain d'entente avec la Caisse des dépôts et consignations, qui, irritée d'avoir été tenue dans l'ignorance du projet, a menacé de faire jouer le droit de veto dont elle dispose dans le cadre d'un pacte d'actionnaires de la CNCE.

ASSURANCES SUR LA CNP

Elle a estimé dans un communiqué que, ce projet, présenté dans la hâte, était contraire à ses intérêts.

Face à ces critiques, Charles Milhaud et Philippe Dupont ont fait valoir qu'ils n'avaient précipité les choses qu'en réaction aux fuites parues dans la presse de vendredi, Natexis étant un véhicule coté, et que la CDC ne pouvait opposer son veto à un projet qui n'en est qu'au stade des discussions.

"Nous aurions préféré un calendrier beaucoup plus serein", a dit le second.

Les deux hommes se sont voulus aussi rassurants sur les partenariats existants dans chacun de des groupes, qui ne seront pas pour l'essentiel intégrés dans Natixis.

C'est le cas de l'assurance vie, où les Caisses d'épargne entendent conserver, au moins pour l'instant, leurs liens avec la CNP plutôt que de se tourner vers les assurances des Banques populaires.

"Nous avons la chance chacun, dans l'assurance, d'avoir des partenaires efficaces. Dans ce contexte, les synergies ne se quantifieront qu'avec une feuille de papier a cigarette (...) a priori aujourd'hui, nous n'envisageons pas de rapprochement", a dit Philippe Dupont.

Le marché anticipe néanmoins que le sort de la CNP se réglera à terme via un rachat de ses minoritaires, le titre gagnant 6,60% à 81,55 euros vers 16h30.

Son capital est détenu à 36,7% par la CDC et à 35,68% par une holding contrôlée à parité par les Caisses d'épargne et La Poste, les deux premiers clients de la CNP.

Sur le marché français de la banque de détail, les Banques populaires et les Caisses d'épargne représentent une part de l'ordre de 20%, qui les place au deuxième rang derrière le Crédit agricole.

 


   

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